Du 6 au 13 juin, j’ai ressenti un besoin presque obsessionnel de marcher seule, deux à trois heures chaque soir, pour photographier les rues de Genève et les grandes palissades qui s’y dressaient. J’ai baignée dans une ville presque désertée par ses habitant·e·s, mais remplie d’agents de sécurité et de policiers. Cette atmosphère était dû au G7 se tenant à proximité de Genève et la crainte de dégradations attribuées au mouvement NO G7. La psychose, relayée selon moi par les médias de droite, le dispositif policier et les enseignes capitalistes du centre-ville, a été telle que de nombreux habitant·e·s sont parti·e·s en vacances ou sont resté·e·s cloîtré·e·s chez eux·elles. Cette psychose a contribué à faire disparaître du débat public les revendications portées par le collectif NO G7 et celles de la Grève féministe, notamment leurs appels à la paix, l’égalité et à la solidarité.