J’ai marché 210 kilomètres en 9 jours sur le GR de la Rota Vicentina, au Portugal, du village de Sagres à celui de Porto Covo. Tout au long du chemin j’ai particulièrement ressenti la présence du passé : des cabines téléphoniques obsolètes, des voitures abandonnées par dizaines, des panneaux de publicité sans publicité. Les lieux désertés par l’Homme me fascinent car le vent, les vagues et le soleil ont la place pour s’exprimer et ils sont loin de tout artifice. « Pourquoi les humains sont-ils partis ? » Tandis que je me pose cette question en longeant la côte Vicentina, le vent et les vagues ne cessent de faire leurs allers-retours, peut-être à l’image des humains, après tout.